FIFM26-Réservez votre parcours

Huit jours de cinéma et 50 films à découvrir à Muret

Du 8 au 15 novembre, le Festival international du film de Muret vous invite à vivre huit jours de cinéma à Véo-Muret. Au programme : 50 films, dont 44 en avant-première, venus faire découvrir des regards, des histoires et des cinémas du monde entier.

Pour vous donner envie de composer votre parcours, découvrez la vidéo de présentation intégrée à cet article !

Composez votre parcours

Vous pouvez choisir les films qui vous intéressent et réserver vos séances en ligne. Les pass permettent de voir de 3 à 27 films, avec des tarifs qui commencent à 6 € par film. Avec le pass 27 films, le tarif revient à 4 € par film, soit 108 € au total.

Des pass thématiques à prix exceptionnel sont également proposés aux adhérents de l’association Vive le Cinéma à Muret en un seul clic. 

Vous pouvez adhérer en ligne pour en bénéficier(si vous n'êtes pas à jour)

Réservez dès maintenant

Le programme vous attend : choisissez vos films, préparez votre parcours et réservez vos places sur le site du festival.

Billetterie en ligne : festivaldufilmdemuret.fr/billetterie

À très bientôt dans les salles de Véo-Muret !


Patouille et Momo 11 novembre 16h

 

Patouille et Momo : une promenade enchantée pour les petits cinéphiles

Mercredi 11 novembre, le Festival international du film de Muret invite les enfants dès 3 ans à découvrir Patouille et Momo, les contes de la forêt. Une avant-première à partager en famille au cinéma Véo-Muret, pour s’émerveiller devant la nature et goûter au plaisir du grand écran.

La forêt, un monde à découvrir

Une graine qui germe, un champignon qui intrigue, un nénuphar qui s’épanouit… Pour Patouille et son ami Momo, la forêt est un terrain d’exploration où chaque rencontre ouvre une nouvelle aventure. Au rythme des saisons, ces deux compagnons invitent les enfants à regarder de plus près ce qui pousse et se transforme autour d’eux.

Réalisé par Inès Bernard-Espina, Mélody Boulissière et Clémentine Campos, ce film d’animation de 35 minutes fait de la curiosité une porte d’entrée vers la découverte du vivant.



Des couleurs pour éveiller le regard

Avec ses dessins aux pastels à l’huile, le film offre un univers chaleureux, tout en couleurs et en matières. Une invitation à observer et à écouter, qui accompagne les premières découvertes des plus jeunes.

Cette séance sera aussi l’occasion de prolonger le voyage en famille : quelles plantes reconnaît-on ? Que devient la forêt en hiver ? Que pourrait-on découvrir lors d’une prochaine promenade ?

Le festival se découvre aussi dès 3 ans

Parce que le plaisir du cinéma se cultive dès l’enfance, le Festival international du film de Muret réserve une place aux tout-petits. Avec sa durée adaptée, Patouille et Momo, les contes de la forêt propose une belle occasion de découvrir une salle de cinéma, ou de retrouver le bonheur d’une séance en famille.

Rendez-vous mercredi 11 novembre 2026 au cinéma Véo-Muret pour cette avant-première, avant la sortie nationale prévue le 10 février 2027.



Maman a 100 ans

Carlos Saura s’invite à une fête de famille pleine de surprises

Dimanche 11 octobre, vers 18 heures, Vive le Cinéma à Muret propose au Véo-Muret « Maman a 100 ans », de Carlos Saura. Une comédie féroce où les retrouvailles familiales cachent une véritable chasse à l’héritage. Avec Géraldine Chaplin, le ciné-classique invite à découvrir un autre visage du maître espagnol.

Un anniversaire, une grande maison et une famille réunie : tout semble prêt pour une fête chaleureuse. Mais chez Carlos Saura, les apparences sont trompeuses. Derrière les sourires, les vieilles rancœurs attendent leur heure. Et certains convives trouvent que la doyenne s’accroche un peu trop longtemps à la vie…

Réalisé en 1979, Maman a 100 ans suit le retour d’Anna dans la demeure où elle travaillait autrefois comme gouvernante. Venue célébrer le centenaire de la grand-mère, elle retrouve une famille dont les membres cultivent leurs frustrations, leurs obsessions et leurs ambitions. Les préparatifs avancent, mais un autre projet se dessine : hâter la succession pour mettre enfin la main sur le patrimoine.

Une fête de famille délicieusement cruelle

Voilà une première raison de retrouver ce film : le plaisir d’une comédie qui ne ménage personne. Saura mêle situations cocasses, humour noir et échappées dans le merveilleux. Les comportements deviennent extravagants, les désirs débordent et la réunion familiale prend les allures d’une farce mordante.

Sous le rire, pourtant, la critique demeure. L’argent abîme les liens, les bonnes manières dissimulent les calculs et l’affection se mesure parfois à la valeur d’un héritage. Face à cette impatience intéressée, la centenaire, interprétée par Rafaela Aparicio, possède une vitalité qui vient déranger les plans de son entourage.

Sorti quatre ans après la mort de Franco, le film peut aussi se regarder comme une bouffée de liberté. Le cinéaste, qui avait longtemps affronté la censure à travers des récits chargés de symboles, laisse ici davantage de place à l’ironie et à la fantaisie. Le rire devient une manière de secouer les vieux pouvoirs.

Les « loups » changent de visage

Deuxième raison de venir : le jeu de miroir avec Anna et les loups, réalisé en 1973. Saura reprend la même demeure et plusieurs personnages et interprètes de ce drame sombre, où la famille incarnait les forces oppressives de l’Espagne franquiste.

Mais cette nouvelle visite ne constitue pas une suite ordinaire. Malgré le dénouement tragique du premier film, Anna revient, comme si le cinéaste s’autorisait à redistribuer les cartes. La menace se transforme, le ton change, les rapports de force subsistent. Les mêmes murs accueillent désormais une satire où la cupidité occupe le devant de la scène.

Il n’est pas nécessaire d’avoir vu Anna et les loups pour apprécier cette réunion explosive. La situation parle à chacun : que reste-t-il de la solidarité familiale lorsque les intérêts personnels prennent toute la place ?

Géraldine Chaplin, un regard qui révèle tout

Troisième raison : retrouver Géraldine Chaplin. De Peppermint Frappé, en 1967, à Maman a 100 ans, son compagnonnage artistique avec Saura a nourri une œuvre attentive aux désirs, aux blessures et aux contraintes qui pèsent sur les femmes.

Son Anna apporte ici un regard extérieur, capable de percevoir ce que les autres voudraient cacher. Sa présence, sa finesse et son sens du décalage donnent à cette farce une précieuse humanité. Autour d’elle, Amparo Muñoz et Fernando Fernán Gómez contribuent à composer une galerie de personnages aussi inquiétants que réjouissants.


Ciné-classique : « Maman a 100 ans » (Mamá cumple cien años), de Carlos Saura, dimanche 11 octobre 2026, vers 18 heures, au cinéma Véo-Muret. Espagne, 1979, 1 h 35. Séance proposée par Vive le Cinéma à Muret.